Réflexion de février ou... pourquoi être empathique (1/2)

Crédit photo : Vonecia Carswell on Unsplash
Crédit photo : Vonecia Carswell on Unsplash

Depuis quelques années, nous entendons beaucoup parler d’empathie et cela à travers tous les médias.

Pourquoi un tel intérêt pour l’empathie ?

 

Mais tout d’abord, c’est quoi l’empathie ?

 

Récemment, j’ai lu le livre de Catherine Gueguen « Heureux d’apprendre à l’école » Ed Les arènes.Robert Laffont, livre qui contrairement à son titre ne traite pas que de l’école. En effet, celui-ci a une dimension beaucoup plus vaste et nous y apprenons beaucoup de choses pour ne pas dire tout sur l’empathie.

Catherine Gueguen définit l’empathie comme étant la capacité «  à comprendre la personne qui est devant nous, donc de sentir et de comprendre ce qu’elle éprouve, puis de répondre de façon adéquate à ses besoins. »

 

Pour définir l’empathie, elle cite le neurobiologiste et chercheur Jean Decety qui distingue trois facettes à l’empathie :

- « l’empathie affective : c’est sentir et partager les sentiments des autres, à en être affecté sans être dans la confusion entre soi et les autres.

- l’empathie cognitive : c’est ce qui nous permet de comprendre les sentiments et pensées d’autrui.

- la sollicitude empathique : c’est elle qui nous incite à prendre soin du bien-être d’autrui. »

 

Ces trois ensembles sont très importants, nous voyons ici que comprendre les sentiments de l’autre ne suffit pas, il est important de ne pas en être submergé mais également qu’une fois ces informations ressenties / perçues, nous puissions mettre en place une attitude, des actions afin d’essayer de prendre soin de l’autre.

 

Pourquoi cet intérêt pour l’empathie ?

 

L’empathie est très étudiée car elle est source de bien-être et de progrès personnels et sociaux.

En effet, de nombreuses études montrent que l’empathie favorise des comportements prosociaux, c’est-à-dire les compétences d’entraide, de partage, de réconfort, de coopération…

L’empathie n’est donc pas juste un nouveau terme, une nouvelle lubie médiatique mais il s’agit bien d’une compétence socio-émotionnelle importante à développer car celle-ci s’intègre dans un cercle vertueux.

 

Quel est ce cercle vertueux lié à l’empathie ?

 

En fait, plus nous sommes empathiques, plus nous sécrétons de l’ocytocine et plus nous sécrétons d’ocytocine, plus nous sommes empathiques.

De plus, il se met alors en place un déclenchement en cascade de plusieurs molécules qui favorisent le bien-être : 

- Ocytocine  (molécule de l’empathie, qui procure du bien-être)

- Dopamine (donne du plaisir à vivre et à créer)

- Endorphines (opioïdes qui procurent une sensation de bien-être)

- Sérotonine (molécule qui stabilise l’humeur)

 

Lorsque tout cela est en place, et bien nos relations sont plus harmonieuses car nous sommes plus posés, à l’écoute et notre agressivité diminue de manière très importante.

 

Là, nous pouvons nous dire, « Super tout cela ! Mais comment pouvons-nous faire pour développer notre empathie ? »

 

Réponse : le mois prochain...

 

Katia