Reflexion d'avril ou un pas vers la communication nonviolente (1/2)

Après avoir réfléchi à l’empathie, je vous propose de vous présenter un pas que j’ai fait vers celle-ci.

En février dernier, j’ai décidé de faire un stage de Communication NonViolente (CNV) en lien avec l’éducation. Cette formation organisée par l’association Déclic Education & CNV s’est déroulée sur 6 jours et j’en suis ressortie différente…

 

Oui, mais c’est quoi en fait la CNV ?

 

La CNV c’est un méga processus.

- C’est un processus qui verticalise car il nous permet d’aligner nos observations, nos sentiments, nos besoins et nos demandes.

- C’est un processus qui nous apprend à faire avec notre réalité et à transformer celle-ci en quelque chose de plus vivable, accueillant et doux pour nous et les autres. Pour Marshall Rosenberg qui a élaboré la CNV, le but de celle-ci est de « favoriser l'élan du cœur et nous relier à nous-mêmes et aux autres, en laissant libre cours à notre bienveillance naturelle. »

C’est un processus de déminage. On nous apprend à voir les pièges dans notre communication et à devenir conscient de cela. On ne va pas tout résoudre en un stage, loin de là. Mais, il s'agit de commencer à apprendre à sortir d’un esclavage émotionnel. En effet, on parvient à avoir une vision de notre conditionnement mais on a besoin d’entraînement pour sortir de cela.

Pour Marshall R, il est possible de me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie et d’aller au-delà de la pensée binaire (bien/mauvais, juste/faux, normal/anormal…)

 

Tu parles de « déminage » mais alors c’est quoi les bombes ?

 

Avant de définir les bombes, et bien il faut déjà poser le postulat de départ défini par Marshall : tous les êtres humains partagent les mêmes besoins fondamentaux et possèdent tous une capacité naturelle à se montrer bienveillant. Ils aiment tous contribuer.

Ainsi les bombes ce sont tous les éléments de mon langage qui vont couper cette élan de contribution chez l’autre.

Les bombes, ce sont trois dynamiques langagières :

- la première dynamique qui bloque l’élan de contribution va être le jugement : l’étiquetage, le diagnostic, l’évaluation, l’interprétation, la généralisation, les pensées binaires, les comparaisons ;

 

- la seconde dynamique, c’est quand l’être humain entend des ordres et des exigences et cela va induire de la culpabilité, de la honte, de l’humiliation, des punitions, des récompenses ;

 

- la troisième dynamique, c’est le déni des responsabilités de nos actes, de nos paroles, de nos sentiments.

 

Pratiquer la CNV, c’est entrer en conscience de ces trois dynamiques quand je les invite (généralement inconsciemment) dans mes modalités de langage et  surtout, quand je suis tentée de les utiliser, et bien, il est essentiel de revenir à l’observation à la place du jugement, de l’interprétation.

 

En quoi l’observation est-elle un élément de déminage ?

 

Et bien, je vous propose de nous retrouver le mois prochain pour répondre à cette question.

 

Katia

 

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