Comment préparer le terrain ?

Comment préparer le terrain ?

Nous avons tous plusieurs terrains de jeux et de JE.

Le sol permet de mettre en osmose ces deux-là.

Konstantin Komarov propose un exercice très « puissant » dans ce qu’il provoque chez celui qui le vit. Il s’agit d’aller au sol et de se relever pendant dix minutes. Puis, plus tard, quand nous voudrons sortir de notre zone de confort pendant vingt minutes.

Oui, vingt minutes à être debout, puis au sol, et bien sûr, en gérant la phase entre les deux avec douceur et en invitant notre respiration consciente à ce jeu.

Nous vous proposons une progression :

– aller au sol tout seul ;

– à deux, l’un amenant l’autre au sol ;

– à deux, le partenaire qui va au sol aura les yeux fermés ;

– aller au sol tout seul les yeux fermés ;

– aller au sol tout seul les yeux fermés dans un milieu peu stable (forêt, terrain avec des éléments variés…) ;

– … à vous d’inventer la suite.

Pourquoi faire cela ?

Il s’agit de travailler la dualité : haut-bas, debout-couché, inspire-expire, libre-contraint, assurance-peur… Sentir cette dualité dans son corps, c’est taire l’ego qui veut des réponses à tout et qui bien souvent…nous sature de son brouhaha. Et ainsi, ne plus vivre une dualité mais une complémentarité.

En vivant cet exercice, nous pouvons changer notre paradigme sur le sol et la chute. Chaque fois que nous allons au sol, nous pouvons le vivre comme une petite mort, nous y laissons tout ce qui ne nous appartient plus, tout ce que nous ne voulons plus porter. Lorsque nous nous relevons, nous pouvons vivre cela comme une renaissance, un élan vers qui nous sommes et vers la vie, vers notre JE débarrassé de ce qui lui pèse.

Nous cherchons aussi la douceur en nous car pas question de chuter de tout son poids au sol. Nous sommes amenés à avoir de la bienveillance pour soi durant tout l’exercice et à nous réajuster en permanence quand celle-ci nous fait défaut.

Cet exercice nous permet de travailler sur nos peurs les plus profondes : le sol, la blessure physique, le noir, l’étouffement, la contrainte…

Faire cet exercice, c’est apprivoiser petit à petit chacune de nos peurs et leur offrir de moins en moins d’espace en nous. Les peurs diminuent par le lâcher prise lié à la respiration et à la joie.

A chaque remonté, on devient plus libre; nous assumons la vie avec les montées et les descentes dans la joie, le jeu et l’enthousiasme.

Cet exercice, ce jeu est un outil très riche pour préparer en cette fin d’hiver notre printemps et le temps des renouveaux.

A vous toutes et tous, nous vous souhaitons une très belle mélodie en Sol.

Katia & Jérémie

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