Sur un air de France Gall

Sur un air de France Gall

Il y a quelques mois, j’étais chez « Zézette et Marcel », un café à Angoulême, où le slogan est « Ici, il n’y a pas que le café qui a un grain. » Autant vous dire que j’aime ce côté zinzin mais aujourd’hui, ce n’est pas de zinzinnitude dont je vais vous parler.

Dans ce café, j’étais assise non loin de trois jeunes gens, la petite vingtaine à peine, qui parlaient musique. Et là, l’un d’eux déclare : « Moi, j’adore France Gall, je la trouve top et sa chanson Résiste est très parlante… » et les deux autres allaient dans ce sens là.

J’ai été surprise par cette déclaration me demandant ce qu’ils trouvaient de si bon dans cette chanson.

Je l’ai réécoutée et j’ai compris.

Oui, si « Résiste » est très emblématique de la musique des années 80’, le texte, lui, est très contemporain.

En effet, dans nos vies très speed, bourrées de contingences quotidiennes nombreuses, et bien parfois, on peut réaliser « que la vie n’est pas là, que le matin tu te lèves sans savoir où tu vas… » et avoir envie de résister.

Oui, on peut se dire  « cherche ton bonheur partout  et refuse ce monde égoïste. »

On peut vouloir « suivre son coeur qui insiste » et avoir l’intime conviction que « ce monde n’est pas le sien ». 

On peut s’interroger sur : « Tant de libertés pour si peu de bonheur est-ce que ça vaut la peine ? »

Et enfin, « Si tu réalises que l’amour n’est pas là, que le soir tu te couches sans aucun rêves en toi » et bien, oui, il est temps de faire quelque chose…

Oui, mais quoi ?

On peut en effet, résister mais on va vite s’épuiser. Derrière le Résiste de France Gall, j’y vois plutôt : « Ne te résigne pas. »

Cet été pour ma part, j’ai pris conscience que souvent vitesse = violence pour moi et les personnes qui m’entourent. Je veux que ça aille vite, que tout ce que j’ai à faire soit fait au moment même où je les liste. Autant vous dire que je me fatigue vite dans ces moments là.

Et puis, j’ai décidé de prendre le temps et de revenir à plus de créativité.

Je m’entraîne, et oui, c’est un entraînement à marcher le plus lentement possible. Et à chaque fois que je refais ce jeu, ralentir encore et ainsi être dans mon corps.

Et puis, je m’exerce à expirer, à rester ainsi et à découvrir ce nouveau souffle qui vient à moi. Laisser ma volonté de côté et laisser faire mon corps même dans la respiration.

Et enfin, je danse. Oui, je mets de la musique et je me laisse porter par celle-ci, là, je ne résiste pas à ce qu’elle m’offre et je ne me résigne pas à une vie faite de contingences de plus en plus nombreuses. Je m’entraîne à prendre le temps car je sais que le naturel demande de l’entraînement parfois. Et je prends le temps de savourer l’amour des miens et de ceux/celles que je rencontre.

Merci à la jeunesse de m’avoir rappeler que le temps et l’amour sont mes pains essentiels de chaque jour.

Et pour ceux/celles qui ont besoin d’élan, cliquez ici.

Katia

Photo by israel palacio on Unsplash

Cet article a 1 commentaire

  1. Moi je viens de m’acheter Babacar en maxi 45 tours. A l’époque ma sœur était une grande fan, moi j’écoutais que du métal … maintenant je fais du systema, ma sœur du yoga (elle est raide comme piquet et encore le piquet des fois il plie), elle écoute tagada jones et moi France Gall. La boucle est bouclée ? Merci Katia 😉

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